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АНОНС: Міжконфесійний та міжрелігійний діалог започатковують у Львові. (Україна)

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Le pape François maintient le cap de l’œcuménisme

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2013-03-21 12:51:19

S’inscrivant dans la continuité de ses prédécesseurs, le pape François a reçu hier les délégations des autres Églises et communautés ecclésiales chrétiennes, de l’islam, du judaïsme et du bouddhisme.

 
 
 
 
Le pape durant la messe d’intronisation, le 19 mars 2013
Le pape durant la messe d’intronisation, le 19 mars 2013

ANDREAS SOLARO / AFP

Le pape durant la messe d’intronisation, le 19 mars 2013

 

ANDREAS SOLARO / AFP

Le pape durant la messe d’intronisation, le 19 mars 2013

Citant Vatican II et Jean XXIII, le pape a insisté sur l’impératif du dialogue et de l’amitié en vue du bien commun.

 

Avec le pape François, il convient d’être attentif aux signes. Avant son élection, il était lui-même l’ordinaire du lieu pour les fidèles catholiques de rite oriental résidant en Argentine et entretenait d’excellentes relations avec la communauté juive. Lors de sa première messe place Saint-Pierre, il a veillé à donner une large place aux Églises d’Orient. Durant cette célébration, l’Évangile a été chanté exclusivement en grec.

Mais surtout, sur le parvis était présent le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomeos Ier. « Même avant le schisme de 1 054 (séparation entre les Églises d’Orient et d’Occident), il n’y a pas eu de présence de patriarche de Constantinople à l’intronisation d’un pape », a indiqué ce dernier à une télévision turque. « Cela n’a eu lieu ni avant ni après 1 054 », a souligné le patriarche, qui jouit d’une primauté d’honneur au sein de l’orthodoxie. « Ce geste veut montrer l’importance que j’attribue aux relations amicales entre les deux Églises », a-t-il ajouté.

Entretien avec le numéro deux du Patriarcat de Moscou

Mercredi matin 20 mars, à 11 h 30, le pape François a tenu à recevoir individuellement Bartholomeos Ier pendant plus d’une demi-heure. Puis, il s’est également entretenu avec le métropolite Hilarion, « numéro deux » de l’Église orthodoxe russe. Nul doute qu’il y fut question du projet de rencontre, loin d’être arrivé à maturité, entre le « pape de Rome » et celui de Moscou. Entrevue longue puisque le pape est arrivé, ensuite, avec plus de vingt minutes de retard, à la salle Clémentine, devant les « délégués fraternels des Églises, communautés ecclésiales et organismes œcuméniques internationaux, et les représentants des religions non chrétiennes ».

Ce fut le premier contact officiel entre le nouveau pape et ces représentants des religions du monde. Parmi eux, les responsables des communautés musulmanes italienne, bulgare et serbe. La veille, le pape François s’était entretenu un long moment, lors du défilé des délégations gouvernementales, avec le ministre des affaires étrangères de la république islamique d’Iran. Seize représentants des organisations juives italiennes et mondiales étaient également présents, ainsi que plusieurs bouddhistes. Sans oublier Frère Aloïs, prieur de la communauté de Taizé (France), et Enzo Bianchi, prieur du monastère de Bose (Italie).

Bartholomeos au même niveau

À noter la place singulière accordée au patriarche Bartholomeos, assis sur un fauteuil identique à celui du pape, à sa droite. Dans son introduction élogieuse, en italien, le patriarche qualifia le pape de « premier évêque de la vénérable Église de Rome, qui préside dans la charité ». Puis il insista sur les choix de simplicité faits par le pape François, « choix de l’essentiel » pour que « les Églises corrigent les tendances mondaines afin que l’homme retourne à la charité. »

S’en tenant à son texte écrit, s’abstenant de toute annonce particulière, et s’exprimant lui aussi en italien, le pape François s’est ensuite délibérément inscrit dans les pas de son prédécesseur, indiquant sa volonté de « poursuivre l’Année de la foi », se prévalant à plusieurs reprises de l’héritage de Vatican II, citant Jean XXIII et louant le travail réalisé par les conseils pontificaux pour la promotion de l’unité des chrétiens, et pour le dialogue interreligieux. Il s’est agi là, selon le P. Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, d’une « réaffirmation de l’engagement du dialogue dans toutes les directions, tant vis-à-vis des autres Églises que des juifs, des musulmans, et de tous les hommes en quête de la bonté, de la beauté et de la vérité. »

S’adressant assez brièvement aux juifs présents, dont David Rosen, de l’American Jewish Committee, il manifesta à nouveau sa volonté de poursuivre le dialogue, dans la lignée de Vatican II. Aux musulmans, il répéta avec force, à deux reprises, l’importance de « la promotion de l’amitié et du respect entre hommes et femmes, dans la diversité de nos traditions religieuses. ». Enfin, le pape a conclu sur un appel déjà souvent entendu dans la bouche de son prédécesseur, récusant « une vision de la personne humaine qui se réduirait à ce qu’elle produit et consomme. » Car « cela reviendrait à éliminer la transcendance, à éliminer Dieu de l’horizon de l’humanité. ».

 

 

FRÉDÉRIC MOUNIER , à Rome